samedi 11 juin 2011

SONJA Fagerberg Diallo, 6 mars 2008-6 mars 2011, trois ans déjà


S
onja Fagerberg Diallo, s’éteignait le jeudi, 6 Mars 2008 à Seattle aux Usa.


     
D
irectrice de  l'ONG ARED, Sonja était une militante acharnée de l'Alphabétisation dans les Langues Africaines et particulièrement en Pulaar qu'elle parlait et pour laquelle elle a fait une œuvre pionnière monumentale qui à n'en pas douter sera poursuivie, renforcée et vulgarisée par l'équipe dynamique et soudée de passionné(e)s de langues, d'éducation et de culture dont cette dame au grand cœur, a su s'entourer tout au long de son fructueux cheminement.

S
onja Fagerberg figure déjà au Panthéon des héroïnes de la promotion et du développement des langues Africaines et du Pulaar sans aucun doute. Dors du sommeil du juste, Sonja, les Ancêtres Africains veilleront aussi sur toi et nous ne t’oublieront pas.

Dakar, le 7 Mars 2008 – Copyright photos : Daour wade & ared.


Maam Daour Wade, Chargé de communication, Africa Consultants International-ACI



Une vie toute consacrée à la langue Pulaar
ici avec Aboubacry Deme, son conseiller  et
Auteur Pulaar, qui a admirablement traduit
'L'aventure Ambigûe" de Cheikh Hamidou Kane








 Avec Aboubacry Deme, son conseiller  et
Auteur Pulaar, 





Avec son mari Boubacar Diallo
et leur ami Gary Engelberg, Directeur 
de Africa Consultants International-ACI





Sonja remet un diplôme à
un participant à une session
d'alphabétisation en Pulaar


Un facilitateur en classe






Cérémonie d'hommage à  Sonja, à Ared          
 le 10 Avril 2008







                                                

Yoro Dooro Jàllo, auteur du célèbre livre " Ndikkiri Joomol" 
Aboubacry Deme, sage, conseiiler et auteur Pulaar
qui a traduit "l'Aventure Ambigûe" de Cheikh Hamidou Kane    
en Pulaar "Inta Aanniinde"



                                                                                                   



Quelques uns des nombreux ouvrages Pulaar édités par Ared







Fari Ka, Linguiste et partenaire de Ared avec Jeynaba Buubu Soh, auteur, de l'ouvrage"Ngonka e nehdi debbo nder renndo fulbe" orpheline aussi de Sonja








Quelques uns des nombreux ouvrages Pulaar édités par Ared








Sonja avec des collaboateurs, dont Awa Ka, son assistante







Cérémonie d'hommage à Sonja du 19 Avril 2008







De nombreux,amis et collaborateurs venus assister à la cérémonie et ou témoigner  sur Sonja Faberberg Diallo, la Pulaar Américaine









Mamadou Sellou Sow de ACI en compagnie de Seth de Oxfam GB, un ami et ex partenaire de Sonja, de passage à Dakar




















Awa Ka et Mamadou Ly(devenu depuis, le coordonnateur 
de Ared) assistent avec émoi à la cérémonie






Yasin Diallo, le fils de Sonja et Boubacar Diallo, reçoit ici les condoléances d'une ancienne collaboratrice de sa maman

                                               
Les locaux de ARED sur l'Avenue Bourguiba X Rue 10 à Dakar
Copyright photos; Daour Wade & Ong Ared

samedi 16 avril 2011

BENN PAA LA WOON...IL ETAIT UNE FOIS UN VIEUX

Il était une fois un vieux qui passa de l'autre côté du voile laissant derrière lui une famille qui n'attendait que cela pour se ruer les uns sur les autres et s'entre-déchirer pour leurs parts d'héritage. Dommage que de l'autre côté du voile, le passé ne peut plus refaire le chemin inverse.Donc le vieux somnolant, assiste impuissant aux querelles, aux accusations mutuelles de sorcellerie entre les membres de sa propre famille qui, de paroles grossières aux coups de poings, de gourdins, de machettes, de Kalachnikov, de canons et de bombes commettent des carnages. Le vieux qui fut un sage, admiré et respecté par tous ceux qui l'on connu sur sa terre natale et outre Atlantique, remue là bas dans sa tombe à Yamoussoukro.
Maintenant que avez joué aux guerriers, le temps est venu d'enterrer vos morts, de panser vos blessures et de réfléchir à vos actes. Le temps viendra de vous dire la vérité en vous regardant dans les yeux, de pleurer en pensant à vos folies passées, à regretter d'avoir agi sans réfléchir, de vous demander mutuellement pardon en vous jetant dans les bras, les uns les autres. Le vieux ébauche un sourire et l'image fugace de vos bagarres d'enfants, traverse son esprit à la vitesse de l'éclair et il sombre à nouveau dans son lourd sommeil éternel.
Héritiers ivoriens ou d'ailleurs, pensons aux volontés du père ou de l'aïeul, à l'avenir de vos peuples avant de nous entretuer pour l'éclat dont brille leur héritage, cela n'en vaut pas la peine: Gbabgbo, Ouatara et les autres donnez-vous la main, tapez-vous dans le dos, embrassez vous car vous êtes de vrais frères et votre père Houphouet vous regarde. Hériter, c'est imiter le comportement, l'attitude moral de celui que l'on hérite nous dit le proverbe du sage.
Maam Daour Wade

mercredi 14 juillet 2010

GRANDE PLUIE A DAKAR JUILLET 2010

La pluie est tombée enfin à Dakar et sa banlieue la semaine dernière. C'était une grande pluie qui replonge dans l'inquiétude les populations de quartiers ayant subi la fureur des eaux l'année dernière.
La route de "Tali Jàllo"(la route de Diallo) est toujours bloquée par des travaux inachevées. rendant extrêmement pénible la circulation sur le tronçon Pikine-Tali Jàllo-Yeumbeul en ce 14 Juillet 2010! Les cars rapides(Rapit) se disputent la ruelle qui passe à côté du cinéma de Thiaroye Gare près de la voie féroviaire pour joindre Yeumbeul en sortant du passage à niveau non gardé.

Afin de rejoindre Yeumbeul pour un conducteur particulier, le choix est très restreint et la ville de Guédiawaye représente un chemin incontournable. Cependant, après "Marse bu Bees"(le nouveau marché) 'à éviter autant que faire se peut, si l'on se rend du côté de chez Dame Diop, sur "Tali bu xonx" (la route rouge), éviter "Etaas Majale" ( l'Etage de Majale) en prenant la ruelle tout près de "Mbaaru Serigne Saliwu". Cette ruelle est bordée de pneus plantés solidement en terre par les propriétaires de maisons pour protéger les murs de leurs bâtiments qui la jalonnent. Il faut user de patience et de compréhension mutuelle pour négocier le passage quand il faut tout au milieu de cette ruelle croiser, une charrette à cheval, un car rapide ou un "Njaga Njaay" et parfois un camion! Les riverains à califourchon sur les pneus, vous surveillent du coin de l'oeil mais se s'occupent vraiment pas des véhicules qui passent à longueur de temps.

Une fois cette étape dépassée, il y a un bas fond que j'avais dénommé "Njàppaan"(un piège de boue) que la mairie des environs (Djida Thiaroye Kao, je crois) a comblé avec des charges de camions de sable. J'espère que l'endroit tiendra cet hivernage. On croit être au bout de ses peines et on débouche sur une autre ruelle qui mène à son quartier et voilà que l'on voit se profiler devant soit une dune, en fait un tas de sable de mer déversée au beau milieu du chemin par un habitant qui construit sa maison ou y fait de nouvelles transformations. Il faut faire marche arrière dans cette ruelle souvent dans le noir total. Ouf! de nouveau dans une autre ruelle mais attention, des gens se sont installés tout long, couchés ou devisant tranquillement. Ils ne bougeront pas d'un iota...Du calme encore, roule tout doucement, passe des feux de route aux feux de croisement pour te signaler aux imprudents chauffards!

De fil en aiguille, tu arriveras chez toi, éreinté mais encore mentalement en forme pour prendre un bain réparateur si la SDE est au rendez et à la lumière d'une bougie ou d'une lampe de marque Chinoise parce que la SENELEC a délesté ton secteur.

GRANDE PLUIE A DAKAR JUILLET 2010

.


mardi 23 février 2010

BUKKI TUKKI

Là bas sur l'Ancerville, Anta attend
Ou n'attend plus Mory
Ma ville bruisse, le rêve défile,
La vie poursuit sa route
L'hypocrisie côtoie la prostitution
La débauche en luxure chevauche l'innocente nature
Les brisures de rêves s'agglutinent sur le pavé
les vagues inlassablement volent à l'assaut des falaises
Commissaire invisible auras-tu jamais Mory?
Ouvrage de l'humble artisan Djibril non satisfait mais comblé
D'avoir dégourdi ses muscles qui rouillaient
D'avoir un peu tourné le dos à cette tâche là
Sans fanfaronnade l'Art pose le regard profond sur l'animal qui lutte
Que l'on immole et l'extase s'accroche à la croix Dogon de la bécane de Mory
Quelle miracle!
Le rêve semble prendre fin mais les yeux battent
Les pupilles se referment
Construire ou déconstruire
Rassembler, casser ou recasser
Briser, crier ou mugir
Hurler au ciel ou aux hommes sa rancoeur
Y a t-il issue à la grande tragédie?
De ceux qui se jouent sans répit ce théatre d'ombres sans fin?
Hélas, ne restes pas
Si tu veux partir
Il n' y a rien à voir
L'hyène vient d'emporter l'animal à demi dépecé
Mais la nuit est noire et remplie de mystères
Mory n'a pas grandi
Il a mûri
Les fruits ne tombent vraiment qu'à maturité
Mais ils pourrissent surtout d'abandon
La vie est ce long fleuve qui coule, serpente,
Loin, loin, très loin de sa source
Que les intrépides remontent
Et quand ils y arrivent
Ils ne savent plus qui de l'amont ou de l'aval régit l'autre
Un rêve ne prend jamais fin quand l'imagination le nourrit.
La source de Djibril n'est jamais tarie.
Yeumbeul le 18 Fevrier 2010
suite au visionnement de "Touki Bouki" de Djibril Diop Mambety
(Que La Terre Lui Soit Légère-Amiin)

mercredi 2 décembre 2009

BAAY DEM



CALME
ATTENTIF
AUTORITE
PERE ET GRAND PERE
QUE TA VIE SOIT LONGUE
PROSPERE ET HEUREUSE
BAAY DEM
LE SAGE DE SANTHIABA YEUMBEUL

mercredi 30 septembre 2009

SOIS LE MEILLEUR...


Sur les Allées Seydou Nourou Tall, il y a trois travailleurs qui s'échignent tous les jours
que Dieu fait à enlever le sable qui envahit le bitume après les pluies drues de Septembre.
l'autre jour, mon collègue Moustapha Dieng, un dynamique caseworker ACI de la région de Ziguinchor et Thiès (provisoirement) me montre de notre bureau de ACI (Africa Consultants International) deux balayeurs de rue au travail
" Tu vois ces gens là, je n'ai jamais vu de travailleurs plus consciencieux. Depuis ce matin, ils ont sans désemparer, débarrassé le bitume du sable qui le recouvrait depuis le croisement jusque chez le doyen Boubacar Diallo(un ami de ACI) Je me demande ce qu'il faudrait faire pour eux.
J'ai répondu:"Il faut en parler!"

Le lendemain, je suis allé à leur rencontre pour leur parler, les encourager et les féliciter pour leur ardeur à la tâche et la beauté de ce qu'ils ont accompli. "Nous sommes trois", me souligne l'un d'entre eux.
Ils ont pour noms : Ansoumane Touré, Daouda Camara et Sadio Camara.
A l'endroit de tous les travailleurs, le célèbre pasteur Martin Luther King(1929-1968), Lauréat du Prix Nobel de la Paix, disait:"Sois le meilleur où que tu sois!" Si tu es balayeur des rues, balaie si parfaitement que les Anges des cieux et de la terre se baisseront pour dire:"ici vécut un balayeur des rues qui fit bien son travail."
Toutes nos féliciatations à Ansoumane, Daouda et Sadio.